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Quelle formation contre la pauvreté ? Le Forum de Caritas réunit à Berne 250 spécialistes de la classe politique, des milieux éco-nomiques et de l'action sociale

Luzern (ots) - Une formation lacunaire représente l'un des plus grands risques de pauvreté en Suisse. À l'heure actuelle, l'origine sociale et les moyens financiers qui vont de pair déterminent encore le niveau de formation en Suisse et, par conséquent, les chances sur le marché de l'emploi. Lors du forum que Caritas a organisé à Berne aujourd'hui même, des mesures allant de la promotion précoce à la formation en cours d'emploi ont été évoquées. La conférence sociopolitique a réuni 250 spécialistes de la classe politique, des milieux économiques et de l'action sociale.

La lutte contre la pauvreté par le biais d'une meilleure formation commence dès l'enfance. Dans son intervention, la directrice du Département de l'instruction publique du canton de Zurich Regine Aeppli en a souligné la nécessité : « Dans aucun autre canton que celui de Zurich, on n'observe de telles différences entre les élèves, en fonction de leur origine culturelle et sociale. L'égalité des chances est donc un grand défi. » Sa conclusion est qu'il vaut la peine d'investir dans la promotion précoce, que c'est là une dépense nécessaire pour l'égalité des chances.

Le manque de diplômes grève les finances publiques

Le conseiller d'État vaudois Pierre-Yves Maillard a présenté la réforme qui doit permettre aux jeunes habitants du canton d'accéder à un diplôme professionnel malgré l'absence de formation. Et de relever sans ambages : «L'absence de formation professionnelle est non seulement un facteur de risque majeur en matière de pauvreté, mais aussi un enjeu important pour les finances. »

L'ancien Monsieur Prix et actuel président de la Fédération suisse pour la formation continue Rudolf Strahm estime lui aussi que le risque de pauvreté numéro un se situe dans le manque de formation : «L'insertion ou la réinsertion professionnelle est la principale stratégie de lutte contre la pauvreté. » Il reconnaît que le certificat d'aptitude professionnelle, ainsi que le système de formation professionnelle ou de formation en cours d'emploi présentent actuellement des lacunes en la matière.

Un moyen efficace contre le chômage

« Un niveau de formation adéquat semble être un moyen de réduire le chômage », a constaté le professeur de philosophie Walther Ch. Zimmerli, président de l'Université technique de Brandebourg à Cottbus. Enfin, Thomas Baumeler, responsable du Secteur Reconnaissance des diplômes et droit à l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie, a plaidé pour plus de transparence et d'ouverture aux différentes formes de qualification professionnelle. Car «c'est un fait que l'on manque de main-d'oeuvre qualifiée. L'État a pour mission d'édicter, avec le monde du travail, des règles rendant possible une mise en oeuvre efficace et réelle des objectifs de la politique de formation.» La validation des prestations de formation joue, selon lui, un rôle primordial en la matière.

Parallèlement au Forum, Caritas Suisse consacre l'Almanach social 2013 également à ce thème. L'annuaire de la situation sociale en Suisse (en allemand uniquement) peut être commandé sur le site: www.caritas.ch

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